Repérer et utiliser sa faim – 2e défi

« Une once d’action vaut mieux qu’une tonne de théorie » (Ralph Waldo Emerson).

En cette 2e semaine, nous vous proposons un nouveau défi, toujours pour vous donner l’occasion d’être dans l’action. Prenez le confinement comme un temps propice pour vous observer vous-même, sans jugement ni critique, mais avec bienveillance, en vous concentrant sur vos progrès.

Ce défi sera réalisé sous forme d’un exercice et comporte 2 objectifs :

1er objectif : distinguer la faim d’autres sensations alimentaires (envie, habitude, gourmandise), écoutez votre ventre 
La faim se repère au niveau de l’estomac : sensation de vide, de creux avec parfois quelques serrements ou tiraillements. Elle peut être accompagnée de gargouillis (petits bruits), mais pas toujours car le système digestif bouge dans un milieu liquide, et cela peut occasionner quelques bruits sans rapport avec la faim.

2e objectif : être à l’aise avec une faim légère ou moyenne

 N’ayez pas peur d’avoir faim !

La faim n’est ni grave ni douloureuse, ni dangereuse. Il est normal d’avoir faim aux heures des repas, c’est un signal rassurant, qui montre que votre corps vous réclame des calories, car vous n’êtes pas dans l’excès.

– Avoir faim ne veut pas dire être affamé(e)

 La faim est graduelle : on peut avoir une vraie faim (de l’estomac), qui soit légère, moyenne ou plus forte. On évite de s’affamer, c’est inutile, pénible et ça donne envie de manger vite et trop !

A l’inverse, une faim légère peut être agréable, synonyme de légèreté et prémices du plaisir de se restaurer.

– La faim est précieuse et rassurante

C’est un signal qui nous alerte sur un besoin d’énergie, comme le voyant orange du réservoir d’essence, avec une graduation du besoin selon le degré de faim : une petite faim ne traduit qu’un petit besoin, tout va bien, inutile de vous jeter sur la nourriture.

En mangeant en état de faim, vous êtes sûr(e) que les calories consommées correspondent à un véritable besoin, et non à un excédent.

Exercice à réaliser : ressentir la faim

 Pour cela, essayez de ne rien manger pendant 4 h, et repérez vos sensations digestives. Si elles sont absentes et que vous êtes curieux(se), vous pouvez attendre un peu plus. Pendant ces 4 h, ne soyez pas focalisé(e) sur vos sensations, laissez-les venir naturellement.

Si vous avez peur de rester 4 h sans manger, il se peut que vous ayez peur du manque, ou peur de faire un malaise : vivre cette expérience sera le meilleur moyen de voir qu’il ne se passe rien de dramatique.

Si vous n’avez jamais faim, c’est probablement parce que vous anticipez votre faim par peur du manque ou tout simplement parce que vous mangez à l’heure, par habitude. Peut-être aussi avez-vous perdu l’habitude d’écouter votre corps.

Si vous avez faim tout le temps, sans doute faites-vous une confusion entre la faim physique et la « faim psychologique » : revenez à vos signaux corporels.

Une fois la faim ressentie, essayez ensuite de l’utiliser autant que possible, mais sans rigidité.

Prenez cet exercice comme un jeu et un moyen de mieux vous connaître. Connectez-vous à votre estomac et faites confiance à votre corps : écoutez-le, c’est votre meilleur guide !

Vous êtes prêt(e) à relever le défi ? A vous de jouer !